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L'Imaginarium du Dr Cinéma

L'Imaginarium du Dr Cinéma

Coups de coeur et coups de gueule, l'Imaginarium se veut le reflet du cinéma que j’aime. Bienvenue dans un monde qui défile en 24 images par seconde !


The ABCs of Death… au cinema !

Publié par Imaginarium du Dr Cinéma sur 26 Mars 2015, 07:08am

Catégories : #Mes tops

Pour accompagner la sortie du film The ABCs of Death 2 en dvd le 25 mars 2015, et ses 26 façons de mourir par 26 réalisateurs, voici 26 morts marquantes, originales, drôles ou ridicules au cinéma ! Vous avez l'impression d'avoir déjà lu ce formidable article ailleurs... et bien c'est un article que j'avais écris pour le magazine ScreenMania pour la sortie de The ABCs of Death 2, comment ça vous ne connaissez pas ScreenMania ??? Cliquez ici !!! (Attention c'est bien sûr un article plein de spoiler...)

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

A comme A Nightmare on Elm Street de Wes Craven

 

Il faut bien commencer un jour, et Johnny Depp, pour son premier rôle au cinéma a eu la chance et la malchance de croiser Freddy Krueger. La malchance car il en est mort, la chance car Freddy a toujours su faire preuve d’imagination, et le malheureux Glenn va mourir aspiré par son lit avant que la pièce ne soit retapissée par un puissant jet sanglant jaillissant du lit sous les yeux effrayés de sa mère, sacré Freddy… Une scène sang pour sang made in Elm Street et le début d'une saga qui, des Griffes de la nuit à La Revanche de Freddy en passant par Le Cauchemar de Freddy,La fin de Freddy qui n'en n'est pas vraiment une, un remake raté, une série, et une confrontation avec Jason, verra Freddy Krueger hanter les rêves de dizaines de personnes dont très peu survécurent à la rencontre avec l'homme aux doigts tranchants... L'important, c'est de ne pas s'endormir... bonne nuit.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

B comme Burn Afters Reading de Joel et Ethan Coen

 

Dans les B j’aurai pu choisir Braveheart, ou même Bambi, mais la mort totalement absurde de Brad Pitt, dans son placard, sourire idiot et brushing impeccable tué à bout pourtant par un George Clooney paniqué reste un grand moment d’humour noir, à l’image du reste du film, burlesque et absurde. Burn Afters Reading est une comédie irrévérencieuse aux dialogues brillants et aux personnages clownesques, certes pas le meilleur Coen, mais un divertissement très sympathique ! Et puis les Coen ont toujours su filmer les crétins avec talent, férocité et tendresse.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

C comme Cube de Vincenzo Natali

 

Un œil qui s’ouvre en gros plan, un personnage au visage anguleux qui se réveille, inspecte l'étrange pièce dans laquelle il se trouve, ouvre plusieurs trappes, puis passe dans une seconde pièce, avance de quelques pas, son corps tressaille, des tâches de sang apparaissent sur ses vêtements et pour finir l'homme tombe en morceaux, comme s'il était passé dans un coupe frites géant… Une scène choc pour un premier film canadien extrêmement malin et captivant… (mais très mal joué) qui donna naissance cinq ans plus tard à une suite nettement moins captivante et proche du pathétique. Que devient Vincenco Natali me demanderez-vous, et bien il vient justement de tourner l'un des 26 segments de ABCs of Death 2. La boucle est bouclée...

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

D comme Deep Blue Sea de Renny Harlin

 

Je sais, vous attendiez tous D comme Dark Knight Rises, mais non, si un réalisateur ne sait pas diriger correctement son actrice, je ne vais pas en plus en rajouter… et toc. Bref, passons à Deep Blue Sea dans lequel Samuel L. Jackson meurt croqué comme une knacki ball par un requin. On peut difficilement le plaindre, quelle idée de faire un discours au bord de l’eau alors que la station est infestée de requins tueurs. Le reste du film est plutôt divertissant, Renny Harlin offre un spectacle solide, un petit plaisir coupable inspiré bien sûr des Dents de la mer, mais qui se laisse regarder lors d’une soirée pop-corn. Naturellement à la lettre D, il y avait également Destination finale, mais vu le nombre de morts, la saga mériterait à elle toute seule ou presque son ABC...

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

E comme E.T. De Steven Spielberg

 

Et oui, rappelez-vous, E.T. meurt quelques minutes... Si le film de Spielberg s'était terminé au bout d'une heure, trente-trois minutes et 8 secondes, le dernier plan aurait été le visage d'Eliot, les yeux rougis, regardant le cadavre d'E.T.. Mais Spielberg reste Spielberg, et quelques secondes plus tard, avec la résurrection de l'Extra-Terrestre, E.T. perd définitivement sa première place du film le plus traumatisant pour les enfants au profit deBambi. Quant au film de Spielberg ? Il n'a pas pris une ride, un grand film sur l'enfance, un conte initiatique poétique et émouvant. Ceci dit moi je ne garde que très peu de souvenirs du film, car à 8 ans, je suis juste tombé instantanément amoureux de Drew Barrymore.... Drew, si tu lis ce dossier, sache que je t'attends toujours...

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

Fcomme Fargo de Joel et Ethan Coen

 

Si le film Tucker & Dale fightent le mal a remis au goût du jour le broyeur, le plus célèbre reste sans aucun doute celui du film Fargo ou Gaear, qui après avoir asséné un grand coup de pelle sur le crâne de Carl, va se débarrasser du corps dans un broyeur de végétaux. La neige recouverte de sang, un pied qui dépasse du broyeur, le regard de Frances McDormand, Gear qui tente maladroitement d'enfoncer les restes de Carle avec un morceau de bois, c'est drôle et horrible à la fois, à l'image de Fargo, définitivement le meilleur film des Coen avec The Big Lebowski. Film noir et décalé, polar loufoque et paysages glacials, mise en scène magique et photographie sublime, les frères Coen tutoient le chef-d’œuvre dans ce film inspiré d’une histoire vraie. L’engrenage de l’échec filmé de manière jouissive par des réalisateurs au sommet de leur art, thriller génial sur une histoire tellement dérisoire. Un classique.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

G comme La Guerre des Roses de Danny DeVito

 

Les histoires d’amour finissent mal, en général, rien de plus vrai dans la formidable comédie de Danny DeVito ou le couple Michael Douglas et Kathleen Turner s’affronte avec férocité sous le regard impuissant de Danny DeVito hilarant. Comédie satirique et jubilatoire, descente aux enfers délirante et féroce d’un couple dont les jours heureux ne sont plus qu’un vague souvenir, et qui finira comme leur mariage, mort, écrasé sur le sol de leur maison après avoir chuté d’un lustre dévissé. Bref ils se sont aimé et puis ils ont chuté. Paf !

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

H comme Harry Potter et la coupe de feu de Mike Newell

 

De Sirius Black à Albus Dumbledore en passant par Maugrey Fol Oeil, ou Severus Rogue, ils sont nombreux à avoir disparu autour d’Harry Potter. Si la mort qui aurait dû être la plus marquante de la saga, celle de Dumbledore, a été plutôt bâclée à l’écran, celle de Cédric Diggory tué par Queudver avec la baguette de Voldemort aura traumatisée de nombreux fans… Peut-être est-ce dû au charme de son interprète, Robert Pattinson, le futur Edward Cullen de la sagaTwilight. Ce quatrième épisode réalisé par Mike Newell est plutôt réussi, mais les studios Warner ne vont pas tarder à remettre la main sur la franchise Harry Potter en catapultant le débutant David Yates bien plus malléable que ses prédécesseurs à la tête des 4 films suivants…. Et il lui en faudra deux pour se faire la main, dommage.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

I comme Indiana Jones et le temple maudit de Steven Spielberg

Mourir n'est jamais chose très drôle, mais mourir le cœur arraché par un sorcier à la mine patibulaire lors d'une cérémonie d'adorateurs de la déesse Kâli est encore moins drôle. Surtout lorsque l'on survit à l'arrachage du cœur (souvenez-vous la peau se referme) pour mourir quelques secondes plus tard, jeté dans les flammes. Paralèllement le cœur s'embrase dans les mains de Mola Ram! (Interprété par le formidable acteur indien Amrish Puri vu dans Hum Paanch et dans le mythique Dilwale Dulhania Le Jayengeavec Shahrukh Khan et Kajol). Sombre et effroyable cette scène a marqué le plus réussi des 3 Indiana Jones, le moins aimé de Steven Spielberg qui y a tout de même rencontré sa femme actuelle, Kate Capshaw.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

J Comme Un Jour sans fin de Harlod Ramis

Qu’il précipite sa voiture dans un ravin, qu’il se jette d’un clocher ou qu’il s’électrocute dans son bain, Phil Connors meurt, mais se réveille chaque fois à nouveau le deux février à 6h, jour de la marmotte. C’est drôle, tragique et touchant à la fois, conte philosophique entre rêve et cauchemar, Harold Ramis signe un petit bijou de la comédie américaine, qui a définitivement rendu culte son acteur principal, Bill Murray. D’ailleurs en parlant de marmotte, je vous conseille le braisé de marmotte à la moutarde de Dijon, c’est excellent.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

K comme Kill Bill : Volume 1 de Quentin Tarantino

Dans le chemin de croix et de sang de La Mariée (Uma Thurman) pour arriver jusqu'à Bill, la mort la plus décapante est sans nul doute celle de O-Ren Ishii. Combat sans pitié dans la neige, danse de la mort virevoltante entre les flocons cotonneux qui tombent comme dans un rêve, deux katanas qui s'entrechoquent, du sang qui gicle, Lucy Liu qui s'effondre, scalpée, fin du combat. Cette scène fait suite à celle, démente, du combat de La Mariée contre les 88 fous qu'elle tue l'un après l'autre dans une orgie de sang en noir et blanc. Le film lui est spectaculaire, éblouissant visuellement, jubilatoire, rythmé de furieuses et sanglantes chorégraphies, un film flamboyant par un amoureux du cinéma !

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

L comme La Ligne verte de Frank Darabont

Difficile de ne pas verser une larme de tristesse et d'indignation devant la mort de John Coffey. L'émotion du spectateur est amplifié par sa connaissance de l'innocence du condamné. C'est injuste, c'est triste, c'est un beau film, parfois un peu lent, mais empli d'humanisme. Second film de Frank Darabont, seconde adaptation pour le réalisateur d'un roman de Stephen King, ce film fleuve au casting impeccable, plaidoyer en faveur de l'être humain, nous offre un grand moment de cinéma. Certes on peut le trouver un peu long, lacrymal et christique, mais il faut reconnaître que le film est une adaptation très réussie du roman de Stephen King. En 2007 Frank Darabont récidive avec une nouvelle adaptation du maître de l'horreur, The Mist, formidable série B quasiment supérieure au récit originel et dont la fin désepérée aurait presque mérité sa place dans cet ABC...

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

M comme La Maison de Cirede Jaume Collet-Serra

Si la Maison de Cire est loin d’être un chef d’œuvre, la mort de Paris Hilton le crâne transpercé par une barre de fer (La barre de fer…) est sans aucun doutela scène la plus jouissive du film car elle signe la fin à l’écran de la blonde héritière et de son jeu d’actrice inexistant. Soulagement dans la salle, applaudissement car soyons franc, beaucoup sont venus pour voir mourir Paris Hilton, ancienne reine de notre société du paraître. Le film, remake de L’homme au masque de cire avec Vincent Price (1953) est un honnête divertissement qui se traîne un peu jusqu’à la dernière demi-heure, spectaculaire et visuellement très réussie. Si le crâne transpercé de Paris Hilton m’a convaincu, j’ai également hésité avec M commeMorfalous, et cette mort ridicule pour une envie pressante et un câble à haute tension pas très bien enfoui, ce qui fait dire à Marie Laforêt : « c'est bien la première fois qu'il fait des étincelles avec sa bite » (Merci Audiard)

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

N comme Les nerfs à vif de Martin Scorsese

Final grandiose, démesuré, déchainé, combat dantesque sous la pluie entre Max Cady (Robert De Niro) venu punir son ancien avocat et sa famille et Sam Bowden (Nick Nolte) qui va devoir lutter contre l'envie de vengeance destructice de son client récemment sorti de prison. Nick Nolte réussi à vaincre Robert de Niro dans une scène d'anthologie où le mal sombre littéralement dans les flots déchainés. Remake terrifiant et légèrement supérieur au classique de Jack Lee Thompson grâce à la mise en scène de Scorsese et à la prestation terrifiante de DeNiro. Produit par Steven Spielberg qui devait à l'origine le réaliser, cette œuvre de commande sublimée par Martin Scorsese est une brillante démonstration de tout son savoir faire.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

O comme OSS 117, le Caire nid d’espions de Michel Hazanavicius

Raymond Pelletier (François Damiens), dirigeant de la Société belgo-égyptienne d'élevage de poulets menace OSS 117 (Jean Dujardin) avec un revolver... « Vous voulez mourir Bramar ? Décapité, vidé, plumé ? » Il tire, l'arme se coince, il regard dans le canon, le coup part, adieu Raymond Pelletier. Divertissement haut de game, parodie hilarante et loufoque des films d'espionnage, grotesque et jouissif, OSS 117 est une œuvre décalée, moderne, brillante, mise en scène par Michel Hazanavicius avec intelligence. Deux ans plus tard OSS revient dans une suite tout aussi réussie, avant que Michel Hazanavicius ne change de registre et offre à Jean Dujardin le rôle de George Valentin qui lui rapporta l'Oscar du meilleur acteur avec The Artist.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

P comme Pulp Fiction de Quentin Tarantino

« Et toi Marvin, t’en penses quoi ? » Marvin n’a aucune opinion, Vincent s’emporte « Est-ce que tu crois que l’on peut affirmer que Dieu a intercepté… » un coup de feu part accidentellement et la cervelle de Marvin se répand dans toute la voiture…. Scène culte, « Oh putain le con j’ai buté Marvin. », film culte, fun et inclassable, film à la gloire du cool et du Royal Cheese, le premier chef d’œuvre de Quentin Tarantino, avec cerise sur le gâteau la Palme d’Or 1994. Le pauvre Marvin, lui ne s’en est jamais remis. La voiture, elle a eu besoin d'un grand nettoyage, l'occasion d'une nouvelle scène culte avec un Harvey Keitel magistral.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

Q comme Qui veut la peau de Roger Rabbit de Robert Zemeckis

 

Tel est prit qui croyait prendre, et la fameuse trempette du juge DeMort prévu pour effacer définitivement Toonville et ses habitants de la carte va surtout servir à le dissoudre lui-même lors d'une scène impressionnante pour les jeunes spectateurs de l'époque. Je fonds.... je fonds.... s'écrie le juge, avant de disparaître, formidable Christopher Lloyd qui trouve ici l'un de ses rôles le plus marquant avec Retour vers le futur et La Famille Addams. Produit par Spielberg, réalisé par Robert Zemeckis entre deux Retour vers le futur, techniquement parfait, trépident, drôle avec un incroyable Bob Hoskins, un scénario formidable et une bande originale d'Alan Silverstri. Un grand moment du cinéma de divertissement des années 80 !

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

R comme Robocop de Paul Verhoeven

 

Deux pour le prix d'une, dans Robocop Paul Verhoeven ne filme pas avec le dos de la cuillère, et nous offre deux des morts les plus choquantes du cinéma. Tout d'abord celle d'Alex Murphy, futur Robocop, exécuté avec une violence inouïe et une cruauté barbare par un gang sadique lors d'une scène de presque 5 minutes interminables et glaçantes, rassurez-vous un peu plus tard, l'un des malfrats aura lui aussi droit à une scène culte. Il finira en bouillie sur la vitre avant d'une voiture après avoir percuté une cuve d'acide... A côté de ça la mort de Dark Vador dans le Retour du Jedi ou celle de Mufasa dans le Roi Lion, c'est de la gnognotte...

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

S comme Le Sens de la vie des Monty Python

 

La mort explosive de Mr. Creosote est l’une des scènes mythiques duSens de la vie. Après s’être goinfré, empiffré puis avoir vomit une bonne partie de son repas, Mr. Creosote accepte le petit biscuit de trop… Film à sketches des Monty Python, plus inégal mais également plus cynique que Sacré Graal ou le génial La vie de Brian, on trouve néanmoins dans ce joyeux fourre-tout de véritables pépites comme Every Sperm is Sacred ou le don d’organes sans oublier le court-métrage de Terry Gilliam, Les Assurances Crimson. Allez, tous avec moi : Every sperm is sacred, every sperm is great, if a sperm is wasted, god gets quite irate.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

T comme Titanic de James Cameron

Qui n'a pas versé une larme en espérant que Jack rouvre les yeux lorsque les secours arrivent. Mais il est trop tard, et Rose est obligée de lâcher la main de son bel amoureux pour nager vers la vie alors que Jack s'enfonce lentement dans les flots obscurs. Pour répondre à la question que tout le monde se pose, oui il y avait largement la place pour deux sur le radeau. Mais qu'en est-il de la flottabilité ? D'après James Cameron, s'ils étaient montés tous les deux sur le radeau, ils auraient tous les deux été à moitié submergés et seraient morts. Mais une émission américaine a prouvé que si Rose avait attaché son gilet de sauvetage sous le radeau pour lui ajouter de la flottabilité, Jack et Rose auraient pu éviter l'hypothermie le temps que les secours arrivent.... Bordel de crotte, Rose, et si c'était toi qui avait tué Jack.... P.S. A la lettre T il y avait également le Tombeau des Lucioles, mais là c'est vraiment trop triste.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

U comme L'Ultime Souper de Stacy Title

 

Raciste, violent, Zack, vétéran de la guerre du Golf ne survivra pas à son repas avec cinq étudiants dont il vient de dépanner la voiture. La conversation dégénère, petite altercation, Zack casse le bras de Pete avant d'être poignardé par Marc. Meurtre symbolique puisqu'il donne l'idée aux groupe de «nettoyer» le monde de ceux qu'ils estiment dangereux, ou tout du moins qui ne pensent pas comme eux. Un reverent homophobe, un néo-nazi, une activiste anti-avortement, les extrémistes de tout poils se succèdent à la table des étudiants, qui transforment le jardin de la maison en véritable cimetière recouvert de plans de tomates resplendissantes. Vous vous doutez bien que tout cela ne va pas très bien finir... Petit film indépendant à l'humour très noir, cynique et jubilatoire, le film a reçu le Grand Prix du Festival du film policier de Cognac en 1996.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

V comme Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino

Peut-être le plus grand film sur la guerre du Vietnam avec Apocalypse Now. Voyage au bout de l'enfer ou le film du désenchantement, somptueux et terrifiant. Au bout de l'horreur, une partie du roulette russe, comme un écho désespéré à celle imposée par les tortionnaires de Robert de Niro et Christopher Walken lors de leur emprisonnement au Vietnam. Des retrouvailles, une confrontation, une seule balle dans le barillet, l'issue sera fatale pour Christopher Walken. Un chef d'oeuvre lyrique et réaliste de Michael Cimino mais un triste portrait des Etats-Unis.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

W comme World War Z de Marc Forster

Toujours emporter avec soi des chaussures anti-dérapantes en cas d'attaque de zombies. Mourir en glissant et en se tuant avec son propre pistolet, c'est extrêmement ridicule, surtout lorsque l'on est un scientifique brillant et que l'avenir de l'humanité tient en partie entre vos mains. Avec World War ZMarc Forster réussit le premier film de zombies pour enfants…et ce n’est pas un compliment. Pas ou peu de sang, quasiment aucune scène gore, des effets spéciaux très moyens , et surtout une adaptation décevante de l’excellent bouquin de Max Brooks. Car si le film d’action bête et légèrement divertissant marqueté pour le public pop-corn des salles américaines n’est pas totalement raté, le film de zombies effrayant, gore, et passionnant qu’aurait dû être "World War Z" est quant à lui vraiment décevant. Quid de la passionnante vision de Max Brooks, qui a travers les témoignages de survivants nous racontait l’être humain, ses peurs, ses fragilités et ses forces tout en critiquant les politiques gouvernementales… Dommage.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

X comme X-men l’affrontement final de Brett Ratner

 

Si vous souhaitez détruire une franchise, n'hésitez pas, le réalisateur Brett Ratner est sans aucun doutes le plus qualifié pour y arriver. Le scénario est mauvais, la réalisation est mauvaise, il y a également la mort de Cyclope, torchée en quelques minutes, et puis le décès de Jean Grey à peine revenue des flots qui a traumatisé Wolverine et une bonne partie des spectateurs. Heureusement, depuis ce triste film, Matthew Vaughn est passé par là en réalisant le formidable First Class, et Bryan Singer, de retour et en pleine forme a retrouvé l'intelligente des deux premiers X-Men et s'est payé le luxe d'effacer les erreurs de Brett Ratner avec son Days of Future Past sorti il y a quelques mois. Les X-men ont encore de beaux jours devant eux....

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

Y comme Y’a-t-il un flic pour sauver le président de David Zucker

 

L'affrontement final entre le lieutenant Frank Drebin et Quentin Hapsburg est un grand moment de n'importe quoi. Lors de la bagarre, Frank Drebin lâche accidentellement son ennemi du haut d'un immeuble, mais celui-ci s'en sort indemne grâce à une devanture en toile qui protège l'entrée de l'immeuble. Quentin Hapsburg a juste le temps de remettre en place sa cravate avant d'être dévoré par.... un lion. Du pur ZAZ, très con mais très drôle. Le film tient d'ailleurs encore bien la route, moins bon que le premier Y'a t'il un flic, lui même moins bon que Y'a t'il un pilote dans l'avion ou Top secret, mais cela reste plutôt très sympa. Les ZAZ ne feront que produire le 3ème épisode, avant de disparaître petit à petit... jusqu'à Scary Movie, puisque le 3 et le 4 sont réalisés par David Zucker, que Jim Abrahams est crédité comme scénariste pour l'opus numéro 4 alors que David Zucker, toujours lui, produit le numéro 5. Il aura d'ailleurs réalisé le meilleurs films de la saga Scary Movie avec le 3 et produit le pire avec le 5.

 

 

The ABCs of Death… au cinema !

Z comme Zombieland de Ruben Fleischer

 

Ils ont tué Bill Murray, ils ont osé ! Mort ubuesque de Bill Murray, qui a survécu aux zombies, et qui meurt d'une balle en pleine poitrine, déguisé en zombie pour amuser ses nouveaux amis... Sacré Bill Fucking Murray ! Scène culte, comme Bill Murray d'ailleurs. Entre farce gore décomplexée et teenage comedy, le premier film de Ruben Fleischer est une jolie réussite. Situations farfelues, répliques souvent très drôles, successions d'idéesoriginales, Zombieland se déguste bien saignant. Et puis le duo Woody Harrelson/Jesse Eisenberg fonctionne parfaitement. Si une suite avait été envisagée par le producteur et le réalisateur, l'idée fut abandonnée et c'est sous forme de série que Zombieland ressuscita.... pour un seul et unique épisode développé chez Amazon qui a rapidement décidé d'annuler le projet. Fin de l'histoire. Mais quand même, Bill Fucking Murray !

 

 

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