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L'Imaginarium du Dr Cinéma

L'Imaginarium du Dr Cinéma

Coups de coeur et coups de gueule, l'Imaginarium se veut le reflet du cinéma que j’aime. Bienvenue dans un monde qui défile en 24 images par seconde !


[Interview] Artus de Penguern

Publié par Imaginarium du Dr Cinéma sur 27 Juin 2012, 08:00am

Catégories : #Actualité


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Artus de Penguern est une exception dans le cinéma français, un vrai poète, rêveur et décalé. Mi-Chaplin, mi-Keaton, il nous a offert en 2002 un film rare, absurde et drôle, « Grégoire Moulin contre l’humanité ». Aujourd’hui il revient avec son nouveau film « La Clinique de l’amour », petit bijou à la sauce Python. C’est un cinéma que j’aime, c’est pour ce genre de films que j’ai eu envie de créer mon blog, et c’est donc avec beaucoup de plaisir que je me suis entretenu avec lui pour parler de son film. Rencontre avec un réalisateur rare.


L’imaginarium : La clinique est née dans vos one-man show, elle a grandit avec le court métrage « La polyclinique de l’amour », et aujourd'hui elle sort sur les écrans sous la forme d'un long-métrage, c’est un univers qui vous suit depuis longtemps ?

Artus de Penguern : J’ai beaucoup regardé les séries américaines,  j’entendais de telles énormités qu’il n’y avait même pas besoin de changer le texte pour être drôle tellement c’était énorme. C’est un univers que tout le monde connait, qui parle à tout le monde, non seulement en France mais également partout dans le monde car les américains ou les allemands ont vendu leurs séries partout. Je me suis dit que faire un film là-dessus allait parler à tout le monde.

L’imaginarium : C’est une parodie des soaps américains ?

Artus de Penguern : Tout à fait, mais en même temps c’est également l’histoire d’une famille, je l’ai situé dans un hôpital car cela dramatise les situations, mais c’est aussi Dallas et toutes ces séries des années 80. Rien que le générique de Dallas me faisait pleurer de rire, la chanson française du générique est énorme… Je me suis dit creusons le sillon et essayons de décaler le truc pour que ce soit drôle...

Pour le plaisir...


L’imaginarium : Une parodie mais avec une vraie histoire derrière…

Artus de Penguern : Oui, dans « Un pilote dans l’avion » que j’ai vu et revu, j’avais une petite frustration je trouvais cela dommage, car c’est extrêmement drôle mais il n’en reste rien une fois le générique fini, c’est juste une excellente barbe à papa, alors que dans « Un poisson nommé Wanda » qui est mon grand "totem" il y a une vraie aventure amoureuse, John Cleese est très touchant, et donc je voulais que l’on puisse malgré tout s'attacher aux personnages.

Clinique de l'amour

L’imaginarium : Dans « Grégoire », vous étiez entouré de comédiens de vos courts-métrages, du one-man show, là c’est une nouvelle famille, avec Hélène Noguerra qui est une vraie bonne surprise, Bruno Salomone etc…

Artus de Penguern : Oui ce sont des gens nouveaux, à chaque film son équipe. En fait le casting s’est fait assez simplement, ce sont des gens qui avaient envie de pratiquer le genre, ce sont les gens qui me faisaient confiance qui sont venus, et à l’arrivée je suis ravis de l’équipe, je trouve que je n’aurais pas pu avoir mieux, ils ont tous une humanité, ce sont des gens extrêmement touchants dans la vie, et je trouve cela important, ça se voit à l’écran. Ce sont des personnes sympathiques et c’est essentiel qu’il y ait une empathie du spectateur avec les personnages…

L’imaginarium : Dans Grégoire Moulin vous courriez après une femme, cette fois-ci elles ont pris le pouvoir !

Artus de Penguern : Je trouvais naturel pour un film qui s’appel « La clinique de l’amour » que se soit film avec et pour les femmes. Ce n'était pas forcément prévu mais à l’écriture c’est venu comme ça, et j’aime bien le principe, car je trouve qu’au cinéma les rôles des femmes ne sont pas toujours merveilleux même s’ils sont un peu plus riches qu’il y a quelques années. On a vraiment pris beaucoup de plaisir avec mon co-scénariste à les faire exister. Et puis on avait un casting formidable.


Clinique3
    
L’imaginarium : Ce sont des rôles qui peuvent faire peur aux comédiens ?

Artus de Penguern : C’est vrai mais c’est triste ce que vous dites, Pourquoi les gens ont peur ? On peut prendre 2 options en lisant ce genre de scénario, soit le film va ressembler à ce que j’ai vu de meilleur soit il ressemblera à ce que j’ai vu de pire et très souvent effectivement les gens se disent que cela va ressembler à ce que j’ai vu de pire et ça c’est très dommage, les gens sont terrorisés parce qu’ils ont parfois fait des mauvais choix. Je trouve ça un peu triste car dans ce cas-là on ne fait plus rien, et d’une certaine manière cela explique la mollesse du cinéma français.

L’imaginarium : D’un côté il y a Chaplin, les Marx, Mel Brooks, les Python, les ZAZ…. Ne vous sentez-vous pas un peu seul en France ?  
    
Artus de Penguern : On a été assez nombreux a être marqué par ça, les Nuls, les Inconnus, on sent bien qu’il y a une génération qui a été complètement marquée par les Monty Python, par Chaplin, par tous ces gens-là, et c’est vrai que cela me fait beaucoup plus rêver que des comédies françaises de trentenaire que l’on nous sert à la pelle. Je trouve qu’il y a une grosse lâcheté de certains acteurs en France, qui  sont en admiration devant les acteurs américains ou anglais qui osent des rôles originaux, par contre quand ils ont un scénario différent entre les mains, ils préfèrent prendre ce qu’ils pensent être une valeur sûre, du coup je trouve qu’on a un cinéma français consternant, ont fait 20 films plutôt corrects alors qu’on en produit 250. Je trouve ça terrible, il y a une mollesse, un manque d’originalité total, et moi j’aime bien me battre pour faire autre chose, car, comme spectateurs je suis plutôt excité par ce qui sort de l’ordinaire. Il faut beaucoup travailler pour faire un film, mais ce n’est pas toujours le cas en France, et franchement c’est décevant car sur 250 films on a l’occasion de faire des choses de qualités.

Mais j’adore les films d’Audiard, il y a un vrai travail, c’est un type qui bosse vraiment, et parfois il y a de belles surprises au cinéma comme « Le nom des gens », un film absolument formidable, extrêment bien joué, une vraie réussite. Du coup on se demande pourquoi sur une année de production on a pas plus de films comme ça, est-ce au niveau des scénaristes, des producteurs, moi j’ai un peu tendance à croire que c’est une responsabilité commune entre les acteurs, les producteurs, qui préfèrent aller sur un terrain connu, les chaînes vont acheter ça plus facilement, bref c’est un peu triste.

L’imaginarium : 11 ans entre les 2 films, est-ce un choix, vous vouliez faire autre chose après Grégoire ou est-ce dû à la difficulté de monter ce genre de film en France ?

Artus de Penguern : Si j’avais pu tourner plus tôt je l’aurais fait. "La Clinque de l’amour" a été écrite fin 2004, j’avoue que j’ai un peu perdu du temps car j’ai voulu chercher les acteurs moi-même, or en France il ne faut pas chercher les acteurs soi-même, il faut avoir un distributeur, un producteur et là les acteurs viennent, j’ai donc perdu un an et demi comme ça, puis je me suis associé à un producteur, j’ai ensuite essuyé un refus des chaînes de télévisions, de gens qui n’avaient pas aimé Grégoire Moulin et qui n’avaient pas envie que je fasse un second film. Et puis finalement il y a eu un changement de poste dans une chaîne, et la personne qui a succédé aux achats a dit ok, moi je veux le faire… bref le tout a pris 10 ans !

C’est la difficulté de ce genre de cinéma, à partir du moment où vous faites un cinéma un peu différent vous êtes condamné au succès, comme Grégoire Moulin avait marché moyennement, je sentais dans l’esprit des chaînes, qu’ils se disaient que ce genre ne marchait pas en France, c’est malheureusement plus simple de monter un film mou avec des acteurs que l’on voit tous les jours. Personnellement je ne pourrais pas, c’est un tel investissement de faire un film, ce n’est pas anodin, je n’en ferais peut-être que 4 ou 5 dans ma vie mais au moins ils ressembleront à ce que je veux faire et non pas des trucs qui sont là pour alimenter les chaînes de télévision.

Ce n’est plus un truc sacré le cinéma, il y a tellement de chaînes, tellement besoin d’images, du coup on peut faire un peut n’importe quoi et c’est vraiment dommage. Pour moi ça reste sacré le cinéma, un plan c’est un plan, je ne veux pas faire n’importe quoi. Ce n’est pas un manque de talent qui touche le cinéma français, mais plus un manque de travail. Quand je demande à mes camarades réalisateurs combien de temps ils ont mis pour écrire leur scénario ils me répondent souvent 1 an, 1 an et demi. Je me demande comment ils font, l'une des rares personnes que j’ai vu suer sang et eau sur son scénario, c’est Audiard, que j’ai déjà croisé complètement déprimé après plus de 3 ans passé sur un scénario… et moi je trouve que le résultat se ressent. Un film d’Audiard, qu’on aime ou qu’on aime pas c’est jamais mal foutu.

Je trouve très malhonnête de faire des films qui ne sont pas travaillés, des machins écrits en 2 mois l’été… Je trouve ça très dommage. Sur Grégoire on avait vraiment l’ambition de rendre un produit propre, bien travaillé, soigné… Si les cinéastes étaient des ébénistes, il y aurait beaucoup de tables à 2 pieds. J’ai envie de leur dire prenez la peine de faire au moins le 3ème pied, je trouve qu’il y a beaucoup de films qui sont bancals. C’est une très mauvaise idée car c’est très précieux un spectateur qui va au cinéma et on se doit de lui offrir un film de qualité, sinon il ne reviendra pas.

L'imaginarium : Le montage est-il une étape difficile pour vous ?

Artus de Penguern : Je suis tombé sur une monteuse formidable, sur une équipe avec laquelle j’ai très bien fonctionné, pour moi ce qui est très très dur c’est l’écriture, car j’ai beaucoup de doutes durant cette étape, par contre le montage c’est un moment très agréable, c’est un peu de la haute couture, trouver l’équilibre parfait. J’ai besoin de monter large, puis on taille, pour petit à petit arriver au produit final. C’est beaucoup de travail mais ce n’est pas du tout un moment pénible. Ca demande une véritable précision, c’est vraiment de la couture, on fait un ourlet, ou pas… Par contre il y a toujours un moment durant le montage où on a l’impression durant quelques semaines d’avoir tout raté… J’ai vécu la même chose sur Grégoire Moulin. J'avais l'impression d'avoir fait une merde, et puis petit à petit, j'ai repris confiance en moi, en mon travail.

L’imaginarium : Vous avez déjà beaucoup tourné France avec votre film, comment « La clinique de l’amour » est accueillie par le public ?

Artus de Penguern : La tournée avec Grégoire Moulin n’était pas très grande, quelques dates, mais les réactions étaient extrêmement positives, les gens qui s’étaient déplacés aimaient beaucoup Grégoire Moulin, du coup la chute a été dure, le film est sorti un peu dans l’anonymat, les gens n’avaient pas vu d’affiches, ni de promo à la télé… 99 pour cent des gens qui vont au cinéma n’en n’avaient pas entendu parler. Malheureusement un film c’est souvent comme une savonnette dans un supermarché, une marque inconnue placée en bas d’un rayon, personne ne la prend, à l’époque je débarquais dans le cinéma, je ne savais pas encore comment cela marchait. Et puis un premier film, surtout une comédie, les gens se méfient. Sur "La Clinique" la critique s’est beaucoup plus déplacée que sur Grégoire, il y a un affichage correct, les gens savent que le film existe et cerise sur le gâteau les retours sont très bons, quel que soit l’âge des spectateurs, les réactions vont au-delà de nos espérances, on va voir maintenant si cela continue sur les entrées…


clinique de l'amour critique

L’imaginarium : Ce qui est sûr c’est que l’affiche intrigue.

Artus de Penguern : On a eu beaucoup de peine à la trouver, le problème venait du titre, beaucoup de gens le prenaient au 1er degré, avec des visages par exemple il nous fallait rajouter un sous-titre pour que le public comprenne que c’était une comédie. On a résolu le problème du titre avec cette illustration et en plus l’image représente bien le décalage du film, on a tout de suite été d’accord. C’est une trouvaille du graphiste qui avait d’ailleurs fait l’affiche d’"Existenz" de Cronenberg.

L'imaginarium : L'ours est-il une idée à vous ?

Artus de Penguern : Oui, j'adore les animaux, ils sont parfois le reflet de la solitude des hommes. Il y avait un chien dans Grégoire, et dans La Clinique c'est un ours. Un peu comme dans les Pixar, où il y a souvent un petit animal, je suis un très grand fan des films Pixar, je trouve leurs scénarios parfaits, tellement travaillés...

L’imaginarium : Dans vos film la musique est très importante, il y a toujours un passage dansé, n’avez-vous pas envie de faire une vraie comédie musicale ?

Artus de Penguern : Non, parce que je trouve que le petit passage dansé dans chacun de mes films est une aération, un moment de poésie… j'aime inclure quelque chose de différent au milieu d’un scénario pour être surprenant…  La comédie musicale est un genre extrêmement difficile, très compliqué, et je ne m’imagine pas m’embarquer dans un film de ce genre. Mais j’ai un vrai goût pour la danse, le ballet, le langage des corps sur une scène. Et c’est vrai que  j’aime qu’au cinéma ou qu’au théâtre il y ait un moment où le spectateur puisse se reposer, un moment sensation. Pour moi, un spectacle n’est pas complet quand ça ne danse pas. Il y a eu des comédies dans les années 80 ou il y avait des tentatives, c’était toujours charmant, assez réussi… J’adore les films de Fred Astaire, et s’ils ne sont pas tous réussis, il y a toujours un passage magique, un moment de grâce, et c’est cela que je cherche.

L’imaginarium : Vous avez d’ailleurs réalisé un clip en 2010 ?

Artus de Penguern : Oui, pour la chanson « Benjamin » de Florent Marchet, c’était une belle expérience, on a fait ça 2 jours, une belle rencontre avec un chanteur vraiment intéressant. D’ailleurs dans le clip il y a Emilie Caen, qui joue aussi dans « La Clinique de l’amour ».


 Le clip de "Benjamin" de Florent Marchet réalisé par Artus de Penguern      


L’imaginarium : Vos personnages sont souvent des êtres lunaires, comme Grégoire Moulin

Artus de Penguern : Grégoire Moulin c’est le personnage de « Afters Hours » de Scorsese, film que j’ai adoré, c’est Keaton, c’est Chaplin, en fait c’est tous les gens seuls, ce qui me touche le plus c’est l’homme de la rue, c’est un peu ce que Woody Allen a fait, il a dit je suis monsieur tout le monde, je ne suis pas John Wayne, c’est comme ça que je suis touché par les films, ce qui m’intéresse c’est qu’on nous parle de nous, des sentiments qui nous traversent…  Il y a une grosse réticence à montrer les faiblesses des personnages alors que c’est justement les faiblesses qui sont intéressantes chez l’être humain. C’est pour cela que j’aime beaucoup les anglos-saxons, ils ont une autodérision absolument formidable.
   
L’imaginarium : Il y avait eu un projet de remake de « Grégoire Moulin » ?
  
Artus de Penguern : Oui, la boîte de Richard Donner avait acheté le scénario. Finalement cela ne s’est pas fait. J’ai d’ailleurs croisé l’un des acteurs d’« American Pie » en promo à Paris qui m’a dit avoir beaucoup aimé Grégoire et avoir essayé de le monter en vain… Apparemment le film n’était pas assez conventionnel pour les Etats-unis. Mais il y a bien eu achat de droit.

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"Grégoire Moulin contre l'humanité", le 1er film d'Artus de Penguern en 2001


L’imaginarium : Comme je suis un blog je me dois de vous poser la question, entre Grégoire et la Clinique les choses ont beaucoup changé avec internet, quel est votre rapport aux nouvelles technologies et médias, facebook, twitter, les blogs…

Artus de Penguern : Twitter je n’ai pas le réflexe, je le manipule très mal, par contre je trouve que les blogs c’est une vraie évolution. Certes internet a ses petits défauts, on n’y trouve pas toujours les meilleures personnes, mais je trouve formidable la création de blog, de sites, de pouvoir sortir des traditionnelles chaines de télé et journalistes… Sans que ce soit forcément un contre-pouvoir, mais d’autres voix existent et je trouve cela très bien, j’ai l’impression que cette nouvelle génération qui arrive sur les blogs est plus pondérée, plus respectueuse du travail des réalisateurs que certains journalistes qui dans les années 80/90 ont pris un vrai plaisir à démolir certains films, à donner des leçons… Il y avait une concurrence entre les critiques qui exacerbait la violence de certains propos. Patrice Leconte l’avait d’ailleurs dénoncé à juste titre.

L’imaginarium : Vous avez déjà un projet pour votre prochain film ?

Artus de Penguern : Je commence à penser à mon prochain film, je ne suis pas encore entièrement sûr de moi car je sais qu’une fois lancé se sera un processus de minimum 4 ans, en plus je n’ai pas d’urgence. Je n’ai pas envie de réaliser un film pour réaliser un film, je veux faire quelque chose qui me plaise, je ne veux pas faire un film tous les ans, bien sûr si possible pas tous les 10 ans non plus, mais tous les 3-4 ans… Parce que je trouve que c’est un investissement de fou, entre le temps d’écriture, de tournage, de montage… c’est un énorme investissement, forcément il faut donc un sujet qui porte.

L’imaginarium : Où serez-vous mercredi matin lorsque les premiers chiffres de « La Clinique de l’amour tomberont ?

Artus de Penguern : Je ne sais pas, je ne suis pas trop dans ce truc des 1ères séances, j’ai l’expérience de Grégoire, où on s’était pris un sale coup le mercredi matin, mais qui a bien marché en télé et surtout à l’étranger. Il y a des pays comme la Russie, l’Espagne ou le Mexique ou l’on avait des distributeurs très motivés qui ont réussi à faire un succès avec le film. Aujourd’hui lorsqu’un film sort il n’a pratiquement plus aucune chance de marcher s’il n’est pas exposé dans la presse, à la télévision ou sur internet, mais il peut avoir une deuxième vie avec les diffusions télé, la Vod et l’étranger. J’ai appris lors d’une interview avec un journaliste mexicain que Grégoire avait extrêmement bien marché là-bas. J’ai le souci lors de l’écriture que le film soit compréhensible par le monde entier... En fait mercredi matin je serai à France Inter, pour ma chronique, tout simplement…

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