Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'Imaginarium du Dr Cinéma

L'Imaginarium du Dr Cinéma

Coups de coeur et coups de gueule, l'Imaginarium se veut le reflet du cinéma que j’aime. Bienvenue dans un monde qui défile en 24 images par seconde !


J'ai rencontré Jack Sparrow

Publié par Imaginarium du Dr Cinéma sur 29 Mai 2013, 08:00am

Catégories : #"J'ai rencontré..." - petites nouvelles incongrues



        jack-sparrow-copie-1.jpg


J’ai rencontré Jack Sparrow…

... dans un café très coloré du parc Disneyland Paris, le Rob&Gore. Il mangeait une barbe à papa bleue. Je l'ai reconnu tout de suite malgré les oreilles de Mickey posées sur son tricorne. Ses dreadlocks, son petit bouc tressé, ses nombreuses bagues, ses mouvements de bras désordonnés et l'impression étrange qu'il discutait avec sa barbe à papa. Je me suis approché, il pleurait des larmes de rhum… Je lui ai offert une pomme d'amour. Il m’a raconté sa triste histoire…

Il y a quelques mois, alors que le capitaine Jack Sparrow voguait fièrement sur la mer des Caraïbes à la recherche du Black Pearl, son bateau qu'il s'était à nouveau fait voler, une tortue de mer fit chavirer son embarcation. Par chance, Madison, une sirène qui se baladait dans le coin en chantant (les sirènes adorent se balader en chantant...) transporta Jack jusqu'à une charmante petite île déserte. Alors qu'elle s'apprêtait à le dévorer, il ouvrit les yeux, et elle tomba instantanément amoureuse de son regard vert-brun. Coup de foudre partagé par le pirate. Après quelques corps à corps torrides, peau contre écailles, ils décidèrent de s'installer ensemble et bâtirent une petite maison au bord de l'eau. Malheureusement leur bonheur fut de courte durée, difficile pour une sirène et un humain de vivre ensemble, même dans une maison construite en partie sur l'eau. Madison était obligé de passer beaucoup de temps hors de l'eau, elle se desséchait très vite, et, au fil du temps ses écailles s'écaillaient et son humeur s'assombrissait alors que Jack à force de vivre dans l'humidité était tout le temps enrhumé et énervé... Ils tentèrent de nombreux sorts pour transformer Madison en humaine, mais en vain, même Tia Dalma échoua car ce genre de miracle n'arrive que dans les contes de fées. Bref, un jour, la petite sirène fit splash et ne revint pas.

Sur la table, entre les restes de barbe à papa et les verres de rhum, une petite écaille recouverte des larmes du pirate... Sans hésiter je décidai de l'aider. Il n'y avait pas 36 solutions, hors de questions cette fois-ci d'utiliser mon couteau Suisse, il fallait sortir les grands moyens, ma tronçonneuse thermique husqvarna 61. J'emmenai tout d'abord Jack dans un autre parc d'attraction de la région où se tenait un spectacle de dauphins. Je plongeai dans le bassin sous les applaudissements des enfants, et découpai un dauphin en deux sous les hurlements des enfants recouverts du sang de l'animal pendant que Jack repoussait les agents de sécurité avec son sabre. La suite de mon plan était très simple, je tronçonnai également les deux jambes du capitaine Jack Sparrow et, avec du fil et une aiguille, je les remplaçai par la moitié inférieure du dauphin. Après quelques jours de repos afin de s'assurer que la greffe avait bien prise, Jack pu plonger dans les mers chaudes des caraïbes et partir à la recherche de sa belle...  

Pour me remercier de mon aide, le capitaine m'offrit un coffre rempli d'or et de diamants qu'il me déconseilla d'ouvrir, car celui-ci était soi-disant maudit. Quelques mois plus tard, alors que je profitais de vacances au bord de la mer, Jack Sparrow, accompagné de Madison, sonna à ma porte. Si, grâce à moi, il pouvait enfin nager sur les mers du globe en compagnie de sa charmante sirène, il ne pouvait par contre pas respirer sous l'eau contrairement à Madison, ce qui n'était guère pratique. Il avait à nouveau besoin de mon aide. Cette visite tombait à point, j'attendais des invités et j'avais prévu de faire des sushis, mais le poissonnier était fermé... alors j'invitais Jack et Madison à entrer et je sorti ma tronçonneuse, mais ça, c’est une autre histoire... yo oh, yo oh, a pirate's life for me  !
    
Texte : Erwan Darbellay - Illustration : Yannick Darbellay
 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents