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L'Imaginarium du Dr Cinéma

L'Imaginarium du Dr Cinéma

Coups de coeur et coups de gueule, l'Imaginarium se veut le reflet du cinéma que j’aime. Bienvenue dans un monde qui défile en 24 images par seconde !


J'ai rencontré Rambo

Publié par Imaginariumdudocteurcinema sur 15 Juin 2011, 06:00am

Catégories : #"J'ai rencontré..." - petites nouvelles incongrues

Rambo.jpg

 

 

J’ai rencontré Rambo…

 

 

… un soir de juillet, rue David Morell, en face de ma salle de sport. Il mangeait une choucroute garnie. Je l’ai reconnu tout de suite, avec ses muscles saillants, son bandeau rouge sang dans les cheveux et son regard de cocker. Je me suis approché, il pleurait, alors je lui ai offert une choucroute alsacienne et un verre de créatine. Il m’a raconté sa triste histoire…

 

Dimanche matin, John Rambo s’était levé aux aurores, afin de préparer l’anniversaire de sa chère maman. Il avait pris son scooter, direction la « cité jardin » de son quartier. Il y louait un petit lopin de terre sur lequel il faisait pousser des fleurs dans l’espoir d’offrir un magnifique bouquet à sa mère. Rambo aimait la blancheur des azalées, l’odeur du muguet et la forme des iris… Mais voilà, il n’avait pas la main verte et, immanquablement, délicat myosotis, roses rouges et sensuelles orchidées, ses fleurs mourraient les unes après les autres, sauf les chrysanthèmes d'automne, qui été comme hiver résistaient étrangement à la maladresse de Rambo. Mais, bien sûr, il ne pouvait pas décemment les offrir à sa maman. Bref, son petit pan de terre ressemblait à un cimetière et comme il se refusait à acheter des fleurs chez le marchand, Rambo sur son sort se lamentait tristement.

 

Sur le comptoir, entre les assiettes vides, choucroute garnie, choucroute alsacienne et choucroute de la mer, un sécateur et quelques fleurs fanées. Alors j'ai décidé  de l’aider en lui proposant une idée. Si sa mère mourrait, les chrysanthèmes seraient de circonstance ! Rambo trouva l’idée excellente, et, bras dessus bras dessous nous partîmes refroidir sa petite maman. L’affaire ne fut pas simple, car, comme son fils, elle était extrêmement résistante. Nous essayâmes en vain de la noyer dans la baignoire malheureusement elle respirait sous l’eau, de l’étouffer avec un coussin sans plus de succès, de la truffer de balles mais elle se relevait toujours… Alors nous fûmes obligés d’utiliser les grands moyens et de lui couper la tête avec une tronçonneuse (après que la hache de John se soit brisée contre sa jugulaire). Mais une fois sa maman adorée décapitée, Rambo pu enfin lui offrir les magnifiques chrysanthèmes de son jardin sans avoir honte !

 

Pour me remercier de mon aide, Rambo me promit de ne jamais tuer de vietnamiens sur le tapis de mon salon, mais quelques mois plus tard, alors que je rentrais du travail… mais ça, c’est une autre histoire.

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