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L'Imaginarium du Dr Cinéma

L'Imaginarium du Dr Cinéma

Coups de coeur et coups de gueule, l'Imaginarium se veut le reflet du cinéma que j’aime. Bienvenue dans un monde qui défile en 24 images par seconde !


L'étrange festival : coups de coeur et coups de gueule !

Publié par Imaginarium du Dr Cinéma sur 6 Septembre 2013, 08:53am

Catégories : #Actualité



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L’étrange festival
C’est parce qu’ils sont différents qu’on les aime autant
ou qu’on les déteste tellement !


Si on aime le cinéma, l’Etrange Festival est un passage obligatoire. Car s’il y a bien un endroit où l’on peut découvrir des films que l’on ne verra nulle par ailleurs, c’est bien là ! Du 5 au 15 septembre vous pourrez suivre sur cette page mes découvertes  jour après jour, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, choquantes ou envoûtantes, et je l’espère toujours surprenantes !



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The agent (The Berlin File)

Mettre mon cerveau en mode off en me disant "je vais voir un thriller coréen et ça va bastonner, bastonner et bastonner" n'était pas une bonne idée. Après quelques minutes du film il a fallu que je me reconcentre... Car "The agent" de Seung-wan Ryoo (The Unjust) n'est pas forcément un film facile, surtout dans une première partie complexe
(mais parfois confuse) et passionnante. Agents sud-coréens, nord-coréens, américains, israéliens... trahison et action, le récit est dense et les personnages nombreux mais le résultat plutôt convaincant et le film réussi. Dans la deuxième partie le récit se simplifie, les enjeux s'éclaircissent et le film devient duel. Les scènes d'action sont parfaitement maitrisées, le scénario soigné et les acteurs excellents. Quelle bonne idée d'avoir utilisé Berlin comme toile de fond mais surtout d'avoir choisi de suivre des agents nords-coréens, choix audacieux et surprenant, mais à l'arrivée c'est ce qui rend ce film d'autant plus attachant et original malgré quelques baisses de rythme et une fin qui n'est pas à la hauteur de l'ensemble. Sans être un chef-d'oeuvre, "The agent" est donc un thriller hautement recommandable mais qui demande un minimum de concentration ! (On n'est pas devant TF1...)



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Il ne suffit pas d'une bonne idée pour faire un bon film. "Found", malgré quelques scènes efficaces et une excellente idée de départ ne parvient jamais vraiment à décoller. La faute sans doute au manque de moyens assez flagrant, (problèmes de son, acteurs plutôt mauvais) mais également et c'est plus embêtant, à un scénario qui manque clairement d'ambition et qui déroule le récit paresseusement, entraînant le spectateur dans une douce somnolence... Pourtant, l'ambiance étrange du long-métrage fonctionne par intermittence et nous fait regretter que l'ensemble ne soit pas du même acabit. En résumé, décevant oui, en parti raté certes, mais une première oeuvre plutôt originale et un réalisateur à suivre, parce que avec un peu plus de moyens et de travail, on ne sait jamais...




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Northwest

Le cinéma nordique est en pleine santé ! L'an dernier, "Headhunters" thriller norvégien avait été l'un de mes coups de coeur (et celui du public également). Cette année avec le film danois "Northwest", l'étrange Festival nous offre une nouvelle pépite venue du froid. Entre drame social et polar tourmenté, "Northwest" de Michael Noer narre l'errance de deux frères sur des chemins de plus en plus dangereux... C'est brut, violent et parfois tendre, c'est effrayant mais souvent très juste. Le réalisateur gratte le vernis de la société danoise avec un regard incisif et diablement efficace, une oeuvre vivifiante.




Confession


Confession of Murderer

Bon, et bien il s'agit de mon premier coup de coeur du festival, voilà, c'est dit. Thriller coréen violent, drôle, énergique, bourré de défauts certes, mais avec une vraie générosité, celle d'un premier film réalisé avec talent par Byeong-gil Jeong, un jeune réalisateur prometteur. Parfois sombre, souvent drôle, hésitant entre la noirceur de ses grands frères coréens et les standards hollywoodiens, dénonçant les excès des médias et de la télé spectacle, alternant scènes d'action improbables et humour décalé... C'est l'oeuvre d'un réalisateur gourmand qui aime le cinéma  et qui réussit avec un tel enthousiasme à partager sa passion avec nous qu'on lui pardonne ses excès !



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Wrong Cops

Un ovni, certes, mais un film drôle, décalé, bourré d'imagination et totalement iconoclaste. Un film étrange, pop, un cinéma différent, original et un peu futile. Soyons franc, je n'avais jamais vu de films de Quentin Dupieux ("Wrong", "Rubber"), et je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, peut-être à quelque chose de trop expérimental, mais j'avais tort, car certes c'est décalé, mais accessible et plutôt rafraichissant. Une bouffée d'air frais, un casting improbable de Eric Judor à Marilyn Manson en passant par Mark Burnham, pas un grand film mais un "Police Academy trash " (dixit Emmanuel Pujol de www.hocus-focus.fr). "Wrong Cops" est définitivement une oeuvre inclassable qui a d'autant plus sa place à l'étrange Festival. Un excellent moment et un film qui sort en salle... prochainement !


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V/H/S/2

Film à sketchs, donc plusieurs réalisateurs... et donc le risque d'avoir des segments de différentes qualités. "V/H/S/2" ne coupe pas à la règle, avec du bon, mais également du mauvais, voir du très mauvais. Si Adam Wingard ("You're next") nous propose un court plutôt efficace et parfois effrayant, Gareth Evans ("The Raid") et Jamie Nash réalisent un segment intéressant et gore, mais malheureusement affublé d'une fin ridicule qui gâche le récit. Quant à Jason Eisener ("Hobo with a Shotgun"), son film est tellement mauvais que je vous épargne une critique. Reste Timo Tjahjanto et son film délirant, qui après un démarrage poussif nous offre un grand n'importe quoi totalement jouissif, drôle et malsain. Cela suffit-il à sauver l'ensemble ? A vous de voir si vous avez le courage de visionner cette vhs...



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We Are What We Are

"We Are What We Are" de Jim Mickle, le prometteur réalisateur de "Stake Lande" en 2010 est un remake du film mexicain "Somos lo que haye". Film horrifique, élégant, qui navigue entre film de genre et film d'auteur, "We Are What We Are" est un oeuvre étrange à la mise en scène soignée. Légèrement ennuyeux mais très maîtrisé, le film perd de sa force et de son parfum mystérieux dans la seconde partie moins réussie avant de sombrer dans le gore et parfois dans le Z... Mais heureusement, les deux jeunes actrices, formidables de bout en bout, sauvent le film du naufrage. Une "petite" réussiste.



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Ugly

Réalisé par Anurag Kashyap à qui l'on doit l'impressionnante saga "Gangs of Wasseypur", "Ugly" est un thriller coup de poing, un cauchemar brutal, une vision réaliste et désespérante de l'être humain. Il y a quelque chose de profondément triste devant le spectacle de ces adultes qui se déchirent autour de la rançon d'une petite fille enlevée et dont l'existence n'a pas beaucoup de valeur face à la cupidité de tous. Alors que les adultes se haïssent, les enfants souffrent... Efficace, sec comme un uppercut, surtout dans une première partie brillante, "Ugly" et une nouvelle réussite d'Anurag Kashyap qui prouve une fois de plus qu'il est en train de devenir l'un des réalisateurs phare du renouveau du cinéma indien.



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English Revolution

Etrange film que cet "English Revolution" du britannique Ben Wheatley ("Kill List", "Touristes"). Un ovni psychédélique, mystique et minimaliste, un huis-clos en noir et blanc qui nous propose une réflexion dominant/dominé à base de champignons, de magie et de violence, le tout sur un fond historique. Tableaux vivants, trip hallucinogène, balade écossaise, le réalisateur nous propose un film différent et surprenant, loin du comico-gore "Touristes" teinté d'humour noir. "English Revolution" n'est pas un film facile, et pour être franc, je crois que je ne sais pas vraiment ce que j'en ai pensé...



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The Station

"The Station" est un film raté, voilà, c'est dit. Très inspiré par "The Thing" de Carpenter, mais sans le talent et avec peu de  moyens, le réalisateur bricole une histoire d'animaux infectés par un liquide rougeâtre sortant d'un glacier. Les acteurs sont mauvais, le scénario totalement farfelu et mal écrit, et les effets spéciaux ratés. Bien sûr, on peut me rétorquer que le réalisateur n'avait pas ou peu de moyens, certes, ce qui pardonne effectivement les effets très pauvres, mais pas le reste, pas les dialogues ridicules, la réalisation chaotiques et le scénario bancal. J'espérais un bon film de série B, du cinéma bricolé mais efficace, un film d'horreur à l'ancienne sans moyens mais avec du talent. Je n'ai vu malheureusement qu'un mauvais film, avec pas grand chose à sauver si ce n'est quelques jolis plans ... Ma déception du festival (en même temps il en fallait bien une) 

  


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